C. Tangana pleure le chagrin en échantillonnant Joselito dans « Trop de femmes » –

C. Tangana pleure le chagrin en échantillonnant Joselito dans « Trop de femmes » –

10 septembre 2021 0 Par Le Caiman

Bienvenu sur Fédération Caïman, je suis Coralie, aujourd’hui, nous allons encore parler un passionnant thème de plaisir (ou non) auditif :-P.

C. Tangana a sorti son nouveau single ‘Too many women’. Il s’agit d’un nouvel aperçu de ‘El madrileño’, le nouvel album qu’Antón publiera bientôt et dans lequel il offrira sa propre vision de la musique traditionnelle qui l’a inspiré ces derniers temps, à la fois espagnole et latine. Sans aller plus loin, « Trop de femmes » échantillonne en évidence « Campanera », le célèbre pasodoble que Joselito a interprété dans « Le petit rossignol » (1957), en le faisant passer à travers un filtre d’électronique ravera qui n’est pas particulièrement éloigné de ce que l’on entendait dans ‘Je ne le suis jamais’.

Le thème, aujourd’hui notre « Chanson du jour », commence par quelques percussions de marche, comme une procession, pour laisser place à quelques trompettes aux sonorités festives. Bientôt, la voix d’Antón et les synthétiseurs d’Alizzz, qui imitent le son des violons joués en staccato, ont fait irruption pour exposer le thème de la chanson, une sorte de réponse à ‘I’m never’ de son point de vue. Antón énumère plusieurs femmes qui ont traversé sa vie, de celle « il a baisé dans les toilettes d’un casino, saoul à Berlin » à celle qui est partie « avec (son) envie d’aimer, (son) envie de vivre ». capter un sentiment similaire à celui que l’on retrouve dans le single précité, celui d’une certaine fatalité à la foutre en l’air, à blesser les autres et à fuir les problèmes : « Je la regarde en pensant combien de temps il lui faudra avant qu’elle dois l’aimer si mal, ma façon de m’enfuir, que je ne peux pas m’arrêter », chante Antón, pleurant les douleurs. Le thème évolue vers des rythmes semi-raveros pour rendre le sample de Joselito de plus en plus évident. Le clip vidéo de « Demasiadas mujeres », tourné dans une ville de Ségovie, présente l’imagerie traditionnelle que l’on pouvait attendre de ce nouveau projet, notamment pour raconter un enterrement.

Dans les réseaux, l’auteur de ‘Bad woman’ avait partagé une liste de lecture Spotify avec des chansons qui ont inspiré ce nouveau single, et le thème qui l’ouvre est précisément ‘Campanera’, l’une des chansons les plus connues de Joselito pour son apparition dans le film de 1957 ‘Le petit rossignol’. Kanye West figure également sur la liste et la production de ‘Too Many Women’ a reçu une certaine comparaison avec le travail du rappeur, étant donné son goût pour la modernisation de la vieille soul. Vous pouvez également écouter des chansons d’Antonio Molina et de Crystal Castles, en plus du « never am » susmentionné et de la grande chanson avec laquelle nous avons découvert Rigoberta Bandini ces jours-ci, « En Espagne, nous l’appelons Soledad ». Soit dit en passant, récemment Rigoberta a joué dans notre « chanson du jour » avec une autre de ses compositions exceptionnelles.

Pour en revenir à C. Tangana, l’auteur de ‘Yelo’ a défrayé la chronique ces jours-ci pour ses divers problèmes de santé : d’abord, l’artiste a subi une fissure et une entorse au pied après avoir fait du sport (il a même partagé un vidéo-journal de leur expérience hospitalière à travers leurs histoires, ici une photo de son pauvre pied pour les courageux), et il vient aussi de contracter le coronavirus, comme il l’a rapporté via le même réseau social, « au cas où la jambe fraîche ne suffirait pas ». Pucho fait face à un « mois et demi » de convalescence de son entorse, et maintenant aussi du covid, alors que c’est trouvé en train de « finir le projet de (sa) vie ». Chaque nuage a une ligne argentée?

Le meilleur du mois :

Et voilà, à bientôt cher mélomane
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