Jay Z & Beyoncé, chronique de leur concert à Barcelone (2018)

Jay Z & Beyoncé, chronique de leur concert à Barcelone (2018)

5 septembre 2021 0 Par Le Caiman

Salut.

Avec le stade olympique plein à craquer avec un public hétérogène en tout temps – haut niveau de supporters étrangers, oui – hier le seul rendez-vous en Espagne de la tournée a eu lieu « Sur la tournée Run II «  par Jay Z et Beyoncé. Et quel meilleur plan pour les vacances que de faire une escapade à la montagne de Montjuïc pour passer une soirée au frais pendant que l’un des couples les plus médiatiques des tabloïds internationaux se divertit avec des duos, des solos et la danse occasionnelle tenue dans « l’intimité » D’un stade d’une capacité de plus de 55 000 supporters ? Le couple a décidé de reprendre la route avec une nouvelle tournée, disent-ils pour réfuter une prétendue dégradation de la cohérence conjugale. Ce qui est sûr, c’est que sa précédente tournée, il y a quatre ans, a été l’une des plus rentables de cette saison.

Ils ont commencé avec « Holy Grail », un pitch de Jay Z qui a été enregistré il y a quelques années avec Justin Timberlake pour « Magna Carta ». Bien sûr, cette fois, le couple était sa femme, Beyoncé. De là, ils ont proposé un spectacle vivant dans lequel l’un et l’autre alternaient, et auquel tous deux participaient parfois. La vérité est que la formule était plus qu’efficace, car le rythme était très déplacé et la gamme stylistique était infinie. Avec « 03 Bonnie & Clyde », ils ont réussi à rendre le public fou pour la première fois. Et c’est que, dans ce contexte, la touche latine s’est ajoutée, ou plutôt multipliée. C’est à ce moment qu’ils se séparent pour la première fois, chacun prenant sa passerelle correspondante, reliant la scène principale au centre de la piste. Jusqu’à ce moment-là, les seuls protagonistes étaient les deux, cette sorte de mouron américain – celui du nord, bien sûr-, qui étaient venus nous témoigner leur amour infini et éternel. C’était eux et un écran gigantesque avec une résolution du futur, mais alors de nouveaux personnages sont apparus : d’un côté, les danseurs qui accompagnaient la diva des divas dans les chorégraphies ; de l’autre, les musiciens qui restaient dans une scène verticale, répartis en trois niveaux de hauteur. Ce n’est que bien après une heure que la première ballade est arrivée, avec « Ressentiment » et avec elle la première pause. Bien sûr, c’était une ballade qui a abouti à une démonstration vocale de Beyoncé du genre qu’ils adorent. Musicalement ils n’ont dégoûté aucune source : il y a eu des moments jamaïcains, latins, phonk, trap… Et si les influences sonores vont et viennent dans leurs spectacles vivants, il en va de même des costumes des deux. Dans pratiquement chaque bloc de deux ou trois chansons que chacun a interprété, il y avait une rénovation complète de la tenue. Et c’est que ses tournées sont à mi-chemin entre le défilé de mode, le clip vidéo, l’annonce des tendances et le concert de rock. Les thèmes se produisaient jusqu’au bout de deux heures. La dernière ligne droite méritait une attention particulière, dans laquelle des tubes tels que «Niggas In Paris», «Public Service Announcement», «The Story Of OJ», de Jay Z et «Run The World (Girls)» et le double« Crazy In Love » et « Liberté » de Beyoncé. Au final ils ont surpris avec une version de « Forever Young » d’Alphaville et avec un message clair à tous leurs fans : « This Is Real Love ». Moment cathartique, qui s’est terminé par une étreinte et un baiser entre eux. Ce fut un moment hyper sucré, un vrai reflet de l’univers qui entoure le couple ces jours-ci, devant les portes.

La proposition a payé. Laissant de côté la narration de l’affaire : montrer que l’amour entre les deux est avant tout -même les infidélités-, et une présentation étudiée et mesurée dans les moindres détails. Il faut reconnaître que, laissant derrière lui tout type de préjugé, le spectacle est percutant et décisif. Après tant d’années sur la crête de la vague, ils connaissent le show business comme peu d’autres. Et oui, c’était un concert où l’image prévalait, bien sûr (vidéos, feu d’artifice, danse…), mais aussi le son. Il n’est pas facile d’égaliser dans un espace aussi grand qu’un stade olympique, mais la qualité sonore d’hier est malheureusement inhabituelle dans un grand spectacle.

C’est tout pour aujourd’hui, j’espère que vous avez apprécié cet article cher amoureux de la musique.
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