« Ne laissez pas la lune se lever » est le chef-d’œuvre pas si évident de « El mal disposé » –

« Ne laissez pas la lune se lever » est le chef-d’œuvre pas si évident de « El mal disposé » –

18 septembre 2021 0 Par Le Caiman

Bonjour, je me présente, je m’appelle Béatrice, dans cet article, nous allons à nouveau commenter un passionnant sujet de plaisir (ou non) auditif :-P.

« Que la lune ne sorte pas » occupe une place privilégiée dans la séquence de « Le mal qui veut » de Rosalía. C’est la piste 2, donc ça sonne après ‘Badly’, mais il ne semble pas y avoir eu autant d’éloges à son égard que vers ‘Bagdad’ ou ‘From here you do not part’. Il n’y a pas une seule mention de « Que la lune ne se lève pas » dans les évaluations de Pierre roulante et Fourche, The Needle Drop le mentionne dans sa critique mais pas pour de bon, Le gardien simplement pour louer la voix de Rosalía et la chanson ne figure pas parmi celles soulignées par mon collègue Raúl Guillén dans sa critique de l’album, bien qu’elle fasse partie de celles analysées. Au moins, le public semble avoir opté plus pour ‘Que no salga la luna’ que pour les autres chansons de l’album comme le montrent ses chiffres sur Spotify, même si si les rumeurs sont vraies, la prochaine vidéo de ‘El mal quer’, tourné dans les moulins de Campo de Criptana, ce ne sera pas pour cette chanson mais pour ‘D’ici tu ne sors pas’.

Basé sur « Mi canto por bulerías » de La Paquera de Jerez, avec Manuel Moreno à la guitare et les chœurs et jaleos de Los Mellis, Las Negris más Lin et Nani Cortés, « Que no salga la luna » sonne cependant comme une chanson. tout neuf de la première seconde à la dernière. Dès que les guitares commencent et que le hurlement épique de Rosalía entre, il est postulé comme la chanson la plus choquante de ‘El mal quiero’ de loin. Après ‘Malamente’, qui est une chanson inspirée du flamenco, mais ce n’est pas une chanson de flamenco, comme Rosalía elle-même l’a reconnu, ‘Que no salga la luna’ est la chanson la plus « traditionnelle » de tout l’album. ne peut être compris que comme une déclaration d’intention du chanteur et un avertissement que ce que nous allons trouver sur l’album ne sera pas beaucoup moins similaire à ‘Malamente’. En fait, il en a été ainsi et ‘El mal quiero’ a surpris, malgré son caractère expérimental et électronique, en raison de sa tradition.

Comme « Je pense à ton look », « Que la lune ne se lève pas » est interprété du point de vue d’un homme violent. C’est le chapitre du mariage. Dans les paroles, l’homme se souvient de la lueur des yeux de la mariée à sa demande d’un coup de main (« comme les lames d’un couteau, ta sortie brillait ‘quand je lui ai donné la bague ») et le thème comprend une partie racontée par Rosalía dans laquelle elle semble choisir un bijou en diamant, euphorique. Pourtant, la violence s’est imposée dans l’histoire depuis le début, lorsque le marié déclare que « s’il y a quelqu’un qui s’oppose ici, qu’il n’élève pas la voix », ce à quoi certains chœurs pleins de mysticisme murmurent « que je n’écoute pas la mariée. , que la lune ne se lève pas », ressemblant à un sort qui menace la protagoniste de la chanson même dans ses moments les plus heureux.

De toute évidence, la « tradition » dans « El mal quiero » passe à travers mille filtres et dans ses récents récits sur l’analyse de Jaime Altozano, Rosalía a comparé la production de « Que no salga la luna » à celle d’une chanson électronique, déclarant que le la chanson est tellement hypnotique parce qu’elle est basée sur une « boucle » et qu’elle utilise une « ressource très récurrente » dans le genre, le « fait de filtrer les fréquences » qui rend parfois la « guitare plus cachée et d’autres pas ». Cela donne lieu à une composition véritablement cinématographique, dans laquelle la présence plus ou moins marquée des instruments semble imiter les différents espaces et scènes présents dans les paroles. En fait, le coup de guitare qui suit la partie « qu’il le veuille ou non, il sera avec moi jusqu’à ce qu’il meure » semble se débarrasser d’un seul coup de tout ce qui s’est passé avant dans la chanson, comme si c’était essayant de nous réveiller d’un rêve ou d’une hallucination.

La reprise de ‘Que no salga la luna’, inspirée du tableau de Frida Kahlo, ‘Las Dos Fridas’, que l’artiste mexicaine a peint après son divorce avec Diego Rivera, présente la chanson dans un cadre de symbolisme fidèle aux paroles. Ce ne sont plus deux Rosalias mais les mariés qui se serrent la main dans cette œuvre de Filip Cústic qui semble représenter un mariage marqué par les ténèbres, mais dont il est peut-être encore temps de sortir.

  • Si t'es pas là

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