Travis, critique de son album 10 Songs en Mondo Sonoro (2020)

Travis, critique de son album 10 Songs en Mondo Sonoro (2020)

12 octobre 2021 0 Par Le Caiman

Salut.

A présent, il peut sembler que la musique de guérison de Travis a toujours été là, après plus de deux décennies pendant lesquelles les Écossais n’ont pas cessé leurs efforts. Une mission dont l’objectif principal (et non déguisé) est la génération de belles chansons, avec lesquelles spécifier des moments attachants d’une durée de quatre minutes. À l’exception de cette première intitulée ‘Bon sentiment’ (Epic, 97) –quelque chose de plus fort et de plus guitariste–, son truc a toujours été la pop gâtée sans dureté, avec un aspect mélancolique mais des conséquences positivistes. Une entreprise qui comprend le succès de « The Man Who » (Epic, 99) ou « La bande invisible » (Sony, 01) et couvre jusqu’à ce qui avait été sa dernière référence, que ‘Tout à la fois’ (Red Telephone Box, 16) lancé il y a plus de quatre ans.

Toute une trajectoire maintenant ce niveau qui en de rares occasions s’est classé en dessous du notable, et qui confirme désormais l’énième échantillon de sensibilité et de bon goût de Fran Healy et compagnie. En fait, le présent ’10 Songs’ récupère l’une des meilleures versions du combo, après le susmentionné ‘Tout à la fois’ C’est un péché de consommable et quelque chose de neutralité. Sans présenter aucune nouveauté par rapport à son décalogue habituel, Travis ils livrent un autre recueil de belles compositions (parfois très belles) qui composent ce numéro rond qui donne son titre à la référence. Cela arrive avec l’initiale « Waving At The Window » et le mysticisme de « Butterflies », le single « A Ghost », ou le duo fantastique avec Susanna Hoffs de The Bangles dans ce joyau qu’est « The Only Thing ». Il y a aussi un « Valentine » un peu plus rugueux qui fait référence aux débuts du groupe, en contraste avec la délicatesse au piano de « A Million Hearts » et « Kissing In The Wind ». On peut donc affirmer que ’10 chansons’ C’est juste un autre album de Travis, sans surprises, ni accrocs, ni essais risqués, mais chargé de cibles et de singles potentiels. Pour le meilleur ou pour le pire, c’est un métier capable d’éblouir le fidèle adepte du groupe et qui sera probablement anodin pour le reste.

Bien que ceux de Glasgow n’atteindront sûrement plus jamais les sommets fixés par leurs albums les plus célèbres – lubrifiés entre la fin des années 90 et le début de ce siècle – tout bon LP du groupe est un antidote bienvenu et efficace. Travis Ils ont toujours été un radeau de pétrole face aux intempéries, mais en ces temps d’incertitude et de détresse émotionnelle débordée, leur travail est plus que jamais nécessaire. Et c’est qu’après neuf albums studio capables de motiver cette sensation chaleureuse (et déjà familière), nous ne pouvons qu’espérer que le groupe continuera à nous envelopper de leurs chansons pendant plusieurs saisons supplémentaires. Car, comme les bons vétérans et les classiques modernes, le jour de leur absence sera sûrement un vide au creux de l’estomac difficile à combler.

Et voilà, à bientôt cher passionné(e) de musique.
Si vous avez aimé l’article, n’hésitez pas à le commenter.