Bad Bunny, critique de son album Le Dernier Tour du Monde (2020)

Bad Bunny, critique de son album Le Dernier Tour du Monde (2020)

20 mars 2022 0 Par Le Caiman

Bonjour.

De la même manière que Mikhaïl Gorbatchev a pris la direction de l’URSS pour la faire sauter de l’intérieur et l’ouvrir au capitalisme après des années de lutte, mauvais lapin il est devenu le symbole de la musique urbaine (reggaeton, trap, appelez-le comme vous voulez) pour le démolir. L’ambition expérientielle de mauvais lapin n’est pas nouveau. Depuis qu’il a quitté DJ Luian et Hear This Music en 2018, il s’éloigne de plus en plus de l’essence des genres qui l’ont porté au sommet. Qui dans ‘x100pre’ a donné naissance à l’un des meilleurs albums de la dernière décennie, en ‘YHLQMDLG’ Ça commençait à sentir pire. L’impression de faire du reggaeton pour des non-reggaetoneros était palpable tant pour les locaux que pour les autres. Certains d’entre nous ont regardé avec une certaine méfiance, d’autres ont hoché la tête avec enthousiasme: « nous comprenons celui-ci. »

Communier avec un style musical particulier et haïr les autres est pauvre et déconseillé et « Le dernier tour du monde » C’est un bon album car Bad Bunny est un super chanteur. Cependant, il semble que le Portoricain cherche désespérément à obtenir le titre contesté de « la voix de sa génération ». Son constant « je fais ce que je veux » tout au long de ses dernières œuvres ressemble plus à « excusatio non petita,accusattio manifesta » (si vous vous excusez pour quelque chose sans que personne ne vous ait récriminé, vous vous accusez autrement) : Bad Bunny est éloigné du reggaeton et son hédonisme vers le grunge de Nirvana ou la sentimentalité larmoyante de Billie Eilish pour ne pas être qu’une artiste reggaeton. Comme s’il le méprisait. Car le reggaeton, malgré son domaine sonore, ne semble pas s’inscrire dans les paradigmes d’une époque que l’on pourrait définir avec le titre de ce film prémonitoire : « Les avantages d’être un paria ». Le contraire de célébrer avec vos proches lors d’une fête.

mauvais lapin avec « Le dernier tour du monde » Il fait d’une pierre deux coups : d’une part, il élargit son public d’artiste, s’approchant musicalement de ceux qui ne sont jamais sortis danser le reggaeton ; d’autre part, il élargit son discours en s’approchant de ceux qui n’ont jamais aimé danser le reggaeton. À plus d’une occasion, il parle de son prix de compositeur de l’année comme s’il était blessé par ceux qui le méprisent. Juste les mêmes à qui il essaie de plaire maintenant. Nous avons écrit récemment sur le cas possible de Bad Bunsy. Maintenant, nous pourrions le faire à propos de Sad Bunny.

Au-delà des jeux de mots et du contexte. ‘« Le dernier tour du monde » est le troisième album de mauvais lapin en neuf mois. A César ce qui est à César. Eh bien voici le Portoricain donnant du prestige au format album et imitant les grands artistes rock des sixties (Dylan, The Beatles, the Stones) qui a profité de son bon moment de composition et d’une scène effervescente pour entrer dans l’histoire. Cependant, lorsque vous vous exposez de manière si créative, les hauts et les bas sont normaux et rien ne se passe.« Le dernier tour du monde » Il nous laisse les paroles les moins impressionnantes de Bad Bunny à ce jour, ainsi que ses performances les plus découragées. Comme nous l’avons mentionné au début, mauvais lapin c’est toujours un musicien exceptionnel, et l’album se démarque de beaucoup d’autres sorties dans le genre, mais il lui manque la magie qu’il avait. Il y a plus dans son look sur « One Day » que certaines des chansons de cet album. ‘DAKITI’, ‘BOOKER T’ ou encore ‘I WISH YOU THE BEST’ ou ‘I SEEN LIKE THIS’ sont des morceaux très puissants (et différents les uns des autres) qui montrent que le reste n’est pas à ce niveau. Par exemple, ‘LA NOCHE DE ANOCHE’, sa chanson avec Rosalía. Une version décaféinée du meilleur des deux artistes.

« Le dernier tour du monde » va presque certainement lever mauvais lapin à des places encore plus élevées dans les palmarès des ventes et, surtout, dans l’imaginaire collectif, mais il y a des façons et des façons de tuer le père et de laisser la chose précédente derrière soi. Et cet album n’est pas ‘L’autoroute 61 revisitée’depuis lors.

Pour

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C’est tout pour aujourd’hui, c’est déjà la fin cher passionné(e) de musique.
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