Chronique de l’album « Cara y cruz » du rappeur andalou Ayax (2018)

Chronique de l’album « Cara y cruz » du rappeur andalou Ayax (2018)

10 mai 2022 0 Par Le Caiman

Bienvenu sur Fédération Caïman.

Le premier enregistrement d’Ayax et Prok, les jumeaux d’Albayzín, était très attendu. Et, bien qu’il soit surprenant qu’ils le fassent séparément, bien sûr le premier des deux albums qui voit le jour (dans quelques mois Proc publiera « rouge et noir ») ne déçoit pas du tout. Ajax es el primero que golpea, y lo hace con un disco que refleja la cara y la cruz de la vida: la alegría y la tristeza, el amor y el odio, rap para hacernos mover el cuello y rap –sobre todo- para ponernos la chair de poule. Il suffit d’écouter des chansons comme « Bañador y chancletas », « Parfois ça m’arrive, parfois ça m’arrive » et « Hou Hou Hou » -tous des exemples du visage d’Ajax-, avec un rap effronté et provocateur, pour trouver avec toute la confiance en soi et en même temps avec toute la virtuosité que le chanteur chérit.

Pendant ce temps, d’autres comme « He made me strong », « Dama de la scythe » ou « Desahucio » –la crosse du grenadin pour évacuer toute sa colère et sa frustration, grâce à des paroles pleines de passion et de sincérité. Deux états d’esprit contradictoires qui partagent pourtant le même environnement sonore, guidés par l’attachement qu’Ayax éprouve pour le rap classique et nineties et qui se matérialise dans les bases fournies par Blasfem, Dj Keru, Jrliske, Djee Beats, Ale Berraquero et M Beats (auxquels s’ajoutent les collaborations avec les voix de personnes comme Prok lui-même, Hazhe ou Juancho Marqués, entre autres).

De cette façon, l’Andalou donne forme à une excellente première, fidèle au son, à la nature et à la philosophie avec laquelle ces deux frères surmontent l’un après l’autre des barrières inaccessibles pour d’autres groupes nationaux de hip hop.

Et voilà, j’espère que vous avez apprécié cet article cher passionné(e) de musique.
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