Dellafuente, critique de son album Descanso en poder (DEP) (2020)

Dellafuente, critique de son album Descanso en poder (DEP) (2020)

23 septembre 2021 0 Par Le Caiman

Salut.

L’irruption et l’épuisement des scènes musicales ont focalisé les débats depuis l’époque courtoise. Ces nobles marre des pianos baroques (patillada historique ?). Oui ou oui, c’est un sujet qui occupe les médias et les réseaux sociaux. Comme l’a soutenu la rédactrice en chef de ce même magazine, Joan S. Luna, dans un article intitulé « En un suspiro », il y a eu toutes sortes de courants. Court, long, transcendant et oublié. Il nous faudra du temps pour savoir si les derniers sons urbains, de l’électronique au latin, donnent leurs derniers coups. Et quel impact ils auront dans le futur.

Mais si la poussée du genre doit être mise par l’un des artistes les plus perspicaces qu’il ait donné, ce sera bien. Dellafuente annonce une certaine fin par « Repos en Puissance (DEP)”. L’homme né à Grenade a passé quelques mois à se vautrer avec une musique très différente de celles qui l’ont boosté avec « Envie de vivre« (16): il a collaboré avec Ana Mena et a sorti un album de rock progressif, »Ep.01-Cause » (vingt). Mais dans son dernier long métrage, il condense tout ce qui lui a été fait par l’un des piliers de cette génération qui a eu son terrain de jeu en milieu urbain. Une scène qui s’est avérée hétérogène et de plus en plus distanciée les unes des autres.

« Repose au pouvoir (DEP)« Est-ce que ce gémissement est si Dellafuente. Profond et robuste. Une manière d’accompagner la voix en autotune et en flamenco qui lui donne du sens. Quartier, classe et réalités numériques (« Toco el cielo », avec Maka). Toujours ouvert au populaire tout en conservant certaines bases sans mâcher. « Il faut chercher un hybride, entre donner au marché quelque chose d’intéressant, alors qu’en même temps ils mangent ce qu’on a envie de leur dire », explique le grenadin dans la méta-intro de l’album.

L’album est une valeur sûre, comme combiner le haut et le bas d’un survêtement. Dellafuente, Antonio Narváez, David Marley, Chocklock ou El Guincho en posent les bases. Et cela montre qu’ils ont travaillé dur : « Saturation » est un délice qui conduit à « La mauvaise volonté ». Bien sûr, les « adieux » de DellafuenteElle ne pouvait se passer de ses ancres andalouses. Le choeur de l’Université de Grenade sonne en « Nubes ».

Beaucoup penseront que le piège a duré longtemps. D’autres si peu. Et cela mieux. Mais ce qui est certain, c’est que l’hyper productivité des membres de la scène, et la sensation de vie dans une fusée que donnent les ‘histoires’, ont fait que pour les artistes les secondes ont été des heures. Et les jours, les années. D’où la couverture de « Repos en Puissance (DEP)», Ce Palais de Kamisama d’Ignasi Monreal (FKA Twigs) que Dragon Ball a popularisé ici. Un endroit où le temps se fige. C’est ainsi que les jours de Dellafuente, ébullition. Votre tête doit être autour de 2054 maintenant.

Et voilà, à bientôt cher amoureux de la musique.
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