Les meilleurs films espagnols de 2020 selon Mondo Sonoro

Les meilleurs films espagnols de 2020 selon Mondo Sonoro

21 mai 2022 0 Par Le Caiman

Bienvenu sur Fédération Caïman.

L’année du confinement

En 2020, l’année où nous vivons dangereusement, le renouveau du cinéma espagnol ne s’est pas arrêté et cela est confirmé par notre liste des meilleurs films nationaux. La moitié d’entre eux sont des premières (1), deuxièmes (2, 3, 10) et troisièmes (9) œuvres et seuls trois noms consacrés apparaissent, ceux de Cesc Gay (4), Icíar Bollaín (5) et Javier Fesser (6) . La nouvelle venue Pilar Palomero couronne la liste avec les louanges « Les filles » dans une sélection qui confirme la variété thématique habituelle (comédies –4,5,6,7–, drames –1,10–, thrillers –2,9–, historique –8–, documentaire –3–) et dans laquelle un regard rétrospectif sur des passés récents est perçu, signe du renouvellement auctorial précité : à la fois « Les filles » Quoi « L’année de la découverte » (3) ont jeté leur dévolu sur 1992. Trois autres débuts notables ont raté de peu et ont égalé les points (« anne » par David Perez Sanudo « Des voix » par Angel Gomez Hernandez et « L’innocence » par Lucía Alemany), en plus de « Adou », Deuxième long métrage de Salvador Calvo.
J. Crocodile Verdejo

1.- Filles

Réalisatrice : Pilar Palomero

Les débuts fulgurants de Palomero impliquent une double lecture temporelle. Le passé, souvenir sentimental de toute une génération d’école de religieuses, nattes et uniforme, mais aussi l’actuel, car cette odeur de fermeture et de sacristie n’est toujours pas diffusée dans notre société. La pandémie passera – bien sûr ! – mais pas le débat sur le pouvoir de l’Église catholique dans l’éducation et la vie espagnole.
Rubén Romero

2.- Tu ne tueras pas

Réalisateur : David Victoria

Après la déception que « Le Pacte »son premier long métrage, David Victori de Manresa se rattrape avec son deuxième film et démontre tout ce qu’on attendait de lui. « Tu ne tueras » c’est un test de nerf filmique, un engagement de style qui ne néglige pas l’arrière-plan, mais s’y subordonne et représente un nouvel espoir pour le thriller espagnol.
J. Crocodile Verdejo

3.- L’année de la découverte

Réalisateur : Luis López Carrasco

L’année de l’Expo de Séville et des JO de Barcelone à Murcie, de violentes émeutes éclatent du fait de la fermeture d’usines provoquée par ce qu’on appelle par euphémisme la « reconversion industrielle ». Bien des années plus tard, dans un bar, petits et grands se retrouvent. Certains ont le souvenir d’une lutte ratée, d’autres un présent marqué par la montée des extrêmes politiques, le chômage et la précarité.
José Martinez Ros

4.- Sentimental

Réalisateur : Cesc Gay

Deux couples de générations différentes qui vivent ensemble dans le même immeuble. Un affrontement entre les deux causé par quelque chose d’habituel comme une plainte de faire trop de bruit la nuit. La tentative de rediriger la situation de manière civilisée avec un dîner. Et à partir de là, un délicieux échange de puyas, de vérités et d’auto-tromperie, dans un échantillon du style particulier de Cesc Gay, l’un des cinéastes les plus marquants du cinéma espagnol récent.
José Martinez Ros

5.- Le mariage de Rosa

Réalisateur : Iciar Bollain)

Icíar Bollaín revient à la comédie avec cette délicieuse miniature féministe qui aurait trouvé sa place dans le catalogue de la société de production britannique historique Ealing. Réalisé par Candela Peña, le film bénéficie des belles performances dans les rôles secondaires de Sergi López, Ramón Barea et, surtout, Nathalie Poza.
J. Crocodile Verdejo

6.- Histoires malheureuses

Réalisateur : Javier Fesser

Anthologie de quatre histoires indépendantes dans lesquelles le réalisateur utilise son humour particulier pour traiter de sujets tels que le racisme, le sentiment d’infériorité, le désordre, la tromperie et l’ambition excessive, parmi tant d’autres. Entre satire sociale et surréalisme, chaque épisode est un plaisir (quelque peu pervers) pour le spectateur, puisqu’à l’écran on voit un groupe de losers ainsi que des personnages attachants.
Alexandre Teiga Robles

7.- Je t’aime, idiot

Réalisatrice : Laura Mana

surprise inattendue, « Je t’aime idiot » c’est un amendement au genre des comédies romantiques, un constat de l’impasse dans laquelle se trouve ce type de film et une tentative réussie, imprégnée de l’esprit du scénariste Richard Curtis, de trouver des solutions. Avec un Quim Gutiérrez ironique et une Natalia Tena bouleversante.
J. Crocodile Verdejo

8.- Couvent

Réalisateur : Pablo Agüero

Pablo Agüero traduit une version apocryphe de Shéhérazade et « Les milles et une nuit » aux heures sombres de la chasse aux sorcières inquisitoriale au Pays basque au XVIIe siècle. Avec l’aide précieuse de la photographie de Javier Agirre Erauso et de la révélation d’Amaia Aberasturi, la réalisatrice entreprend un voyage fascinant dans la polysémie du feu.
J. Crocodile Verdejo

9.- Accueil

Réalisateur : Alex et David Pastor

Javier Gutiérrez est le principal pilier de ce thriller psychologique dans son rôle d’homme dérangé en perte d’humanité. Le film n’ose pas pousser ce défaitisme à l’extrême, montrant l’évolution du protagoniste à travers une relation superficielle avec le personnage de Mario Casas, bien que le travail technique des frères Pastor soit très correct.
Jan Roma

10.- Un pour tous

Réalisateur : David Ilundain

Avec un arôme ineffable du meilleur cinéma social anglais et surtout français, dont nous sommes si rares en Espagne, Ilundain et ses deux scénaristes sortent de leur chapeau une allégation contre la précarité et une apologie de l’éducation comme moteur de changer. Dans un film sur les leçons de vie, David Verdaguer donne sa énième master class sur la vulnérabilité de l’homme du XXIe siècle.
Rubén Romero

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Et voilà, à bientôt cher mélomane
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