Les voies de l’âme sont impénétrables.  20 artistes à suivre

Les voies de l’âme sont impénétrables. 20 artistes à suivre

5 mars 2022 0 Par Le Caiman

Bonjour à tous.

Personne ne doute aujourd’hui que l’âme soit à la mode, mais peu se souviennent comment ce renouveau d’un style alors considéré par beaucoup comme pratiquement fini a commencé. Et il faut remonter aux années 90 et à l’apparition de personnages comme D’Angelo et Lauryn Colline pour comprendre l’origine de tout. Tous deux sont devenus des habitués du sommet des charts et leurs chansons ont été comptées comme des bombes. Les États-Unis étaient pour le travail et les noms comme ceux de Macy Gray, Pierre Angie ou surtout Clés d’Alicia ils sont devenus des best-sellers avec ce qu’on a appelé la nouvelle soul, un style qui, tout en conservant des clins d’œil au r’n’b le plus commercial, a également montré un respect absolu pour ses origines.

Bien que le Royaume-Uni soit sans aucun doute à blâmer pour la consolidation de cette tendance. D’abord avec l’apparition de Pierre Josh et son « Les séances d’âme » (2003) et surtout avec l’arrivée du tourbillon Amy Winehouse et son deuxième album, « Retour au noir » (06). Dès lors, nous nous sommes habitués à récupérer des vétérans injustement oubliés comme Sharon Jones ou james chasseur; auquel les musiciens de rock aiment Mike Farris converti au « soulisme » et au gospel ; ou à l’apparition de nouvelles figures déjà avancées depuis des années comme Charles Bradley ou Champs Lee. On a vu normal que l’âme puisse être des best-sellers avec des cas comme celui de aloès noir. Et aussi, pourquoi ne pas le dire, on s’est habitué au bâtardisme. Au mélange de la soul avec d’autres styles (de Ray Lamontagne voire une liste qui pourrait être interminable) qui ont abouti à de splendides albums et une liste de noms qu’il faut plus ou moins prendre en compte pour comprendre tout ce qui tourne autour de la musique noire du nouveau millénaire. Il y a de la country, il y a du blues, il y a du folk… mais comme dénominateur commun, dans tous, dans absolument tous, il y a la musique de l’âme.

Ce gars de Boston est devenu l’un des champions du genre lorsqu’il a sorti son deuxième album en 2008 « Rouler avec vous ». Il a été suivi d’un remarquable « Venez le chercher » (08) et cela a semblé tout arrêter. Trop soucieux du mainstream, dans son dernier ouvrage, il semble avoir perdu tout le crédit qu’il méritait. Certains d’entre nous attendent encore que les choses reviennent d’elles-mêmes, mais il devient de plus en plus difficile de garder confiance. Dommage même si c’est à l’heure.

Une des sensations de la saison. Grosse surprise si l’on s’en tient aux précédents albums de Denver, orientés vers le folk. Dans sa nouvelle œuvre, sortie cette année, Nathaniel est accompagné d’un grand nombre d’excellents musiciens et produit un album qui suinte de soul de toutes parts. Il le fait aussi en essayant d’apporter une originalité qui fait souvent défaut au genre grâce à son mélange de styles.

L’autre grand nom de l’année est Leon Bridges. Exalté par une bonne partie de la presse, l’impeccabilité de sa proposition ne fait aucun doute. Tout est pensé dans le détail et tout est parfait, exactement comme un album des années 60, et c’est peut-être là que réside le gros problème. Pour cela nous avons déjà les anciens disques de Sam Cooke ou Otis Redding, nous vous demandons donc de vous abstenir de cloner et de vous laisser aller. Peut-être que de cette façon nous aurons un grand nom. Le bois est abondant.

Certains n’ont pas tardé à louer Vintage Trouble comme le mélange parfait de soul et de rock. Ils pourraient l’être, mais ils ne l’ont pas confirmé. Son expertise instrumentale est indiscutable, tout comme le charisme de son frontman, mais oh mes amis ! il leur manque l’essentiel : les chansons. Le jour où ils cesseront de se soucier des problèmes secondaires et commenceront à composer, nous trouverons quelque chose de très remarquable. Assurance.

5. Eric Lindell

Né à San Mateo, en Californie, mais déménagé à la Nouvelle-Orléans, ce guitariste de blues a l’âme d’un soulman. Tatoué jusqu’aux sourcils, Lindell est l’un des grands secrets du genre. A tout juste quarante-cinq ans, sa discographie dépasse une dizaine d’oeuvres et sa voix me semble parfaite pour un style qu’il domine comme peu d’autres.

6. Curtis Smith

Curtis Harding est le respect de la tradition. Sa musique est torride, dense et, bien sûr, rythmée. Avec « Pouvoir de l’âme » (2014) a claqué son poing sur la table pour que son nom apparaisse dans toutes les poules des meilleurs du genre. Et il l’a eu. Sortir des corsets inutiles et créer un personnage hybride entre Curtis Mayfield, James Brown et Smokey Robinson.

7. Grâce Potter

Aux côtés de The Nocturnals, Grace Potter a été annoncée comme la nouvelle sensation soul-rock lorsqu’elle a fait ses débuts avec un album intitulé simplement « Âme originale » (04). En 2010, avec un album éponyme, il atteint son apogée dans les médias mais, dès lors, il se dilue comme un morceau de sucre jusqu’à arriver à son dernier album incompréhensible et peu digeste, « Minuit » (quinze).

8.- Danny et les champions du monde

Grand Drive était un super groupe, un de ces groupes qui impressionnent profondément leurs fans. Et ses héritiers directs, du fait de la présence de l’énorme Danny George Wilson, sont Danny & The Champions Of The World. Si le groupe a toujours été un délice country-folk aux nettes tendances soul, sur leur dernier album « Quelle sorte d’amour » les choses ont empiré. Sublime.

9. Anderson Est

Un de ces secrets que nous aimons tous avoir dans le monde de la musique mais qui semble s’arrêter si tôt. Né dans l’éternelle carrière qu’est Athens, Alabama, il titre son troisième album « Dalila » (2015) en l’honneur de Tom Jones, l’une de ses grandes idoles. Elektra s’est empressé de le signer car c’est un diamant qui n’a plus grand-chose à polir.

10.- Jessica Hernandez & Les Deltas

Née à Détroit, Jessica Hernandez se souvient beaucoup d’Amy Winehouse. Une image particulière et une splendide capacité vocale sont ses principales armes. Sa musique oscille entre la pop et ce qu’elle appelle la dark soul. Il suffit de vérifier sa seule longue durée, « Le mal secret » (14) tomber amoureux de sa proposition.

11.- Toi Moi & Apollon

Histrionique jusqu’à la nausée en raison de la voix curieuse de leur leader, Brent Cowles, leur est un curieux condensé de styles divers qui les amènent à entrer à la fois dans les charts indie-folk et soul, bien sûr. Ils n’ont qu’un seul album sur le marché, mais on attend déjà de voir s’ils passent l’épreuve toujours difficile du deuxième album.

12.- Saint Paul et les os brisés

Paul Janeway, avec son look de danseur de Truman Capote, est le leader incontesté d’un autre groupe qui vient de l’Alabama et mise sur la soul comme marque de fabrique. Ils sont plus purs et toutes leurs cartes sont jouées directement. Ils en sortent gagnants, ce qui entérine leur album, « La moitié de la ville » (2014).

Il est entré en scène comme un ouragan, mais ces derniers temps la musique de ce Britannique destiné à occuper de nombreuses couvertures dans la presse spécialisée semble avoir perdu de sa présence dans l’actualité. Le dernier à avoir parié sur lui était Jack White qui a sorti un 7 pouces l’année dernière sur son label, Third Man Records.

14.- Bhi Bhiman

Son truc a toujours été le folk le plus pur, mais son dernier album, « Rythme & Raison » c’est du pur gospel-soul acoustique. Sans doute une incitation à une carrière qui menaçait de sombrer trop vite dans la paresse.

Une chaux et un sable. « Garçons filles » (12) mettre tout le monde d’accord. Son mélange de rock sudiste et de soul était venu conquérir le monde, et le charisme de sa chanteuse, Brittany Howard, a mis la cerise sur cette sensation. En échange « Son & Couleur » (15) ne fait pas l’unanimité. Un album plus audacieux et expérimental qui semble avoir laissé « quelque chose » en cours de route.

16. Sven Hammond

Ils viennent des Pays-Bas et sont actifs depuis 2007, mais le leur ne semble pas tout juste commencé. Server a pu les voir lors de la dernière édition de l’Azkena Rock Festival et bien que leur show ait été acceptable, il a surtout toujours eu le sentiment qu’il manquait un nouveau twist.

Ce clone de Buddy Holly portant des lunettes est l’un des grands espoirs (ou peut-être déjà la réalité) de la soul blanche. Sur son deuxième LP après « Le temps est révolu » (2012), publié sous le titre de « Houx » en 2014, il a semblé abaisser légèrement la barre, bien que nous verrons comment cela se passe.

Un autre qui porte des lunettes comme image, bien que dans son cas, et contrairement à Waterhouse, il se lance dans des domaines comme le hip hop qui ne convainquent pas tout à fait les puristes. Trop indéfini pour être pris au sérieux, c’est un autre artiste en passe de mûrir.

Originaire du Ghana, de mère française et basée en Grande-Bretagne, Sanko est clair que l’âme n’est pas une question de nationalités mais de « comprendre ce que cela signifie ». Avec Marvin Gaye et Bill Whithers comme principales références, sa classe a été confirmée dans son premier long métrage : « Rêver pour toujours ».

20.- Ben L’Oncle Soul

Benjamin Duterre est la personne derrière cet alter ego particulier et il vient de la France voisine. En 2008, Motown tombe sous le charme de sa version de « Seven Nation Army » par The White Stripes chose qui l’amène à sortir un EP avec des versions soul de chansons de Martini rose vagues Les filles aux épices. De là, sa proposition s’est élevée comme de l’écume pour devenir le grand nom de la soul au-dessus des Pyrénées.

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Ça y est, à bientôt cher passionné(e) de musique.
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