Losange / Clara Montse Núria

Losange / Clara Montse Núria

29 avril 2022 0 Par Le Caiman

Bienvenu sur Fédération Caïman, je m’appelle Caroline, aujourd’hui, nous allons à nouveau parler un excellent truc d’actualité (ou pas d’ailleurs) de plaisir (ou non) auditif :-P.

Rombo est l’un des groupes qui composent le merveilleux territoire pop d’El Baix Llobregat. En 2015, le (alors) quatuor sortait un album éponyme assez remarquable. Mais après la répercussion provoquée, il semblait que le projet n’allait pas aller plus loin… jusqu’en mai dernier, date à laquelle ils ont sorti ce nouvel album. Quatre ans peuvent sembler longs pour une proposition aussi immédiate ; de plus, ils ont perdu leur batteur, Anna Bosch. Mais dans ‘Clara Montse Núria’, ils font preuve d’un enthousiasme adolescent. Qu’ils aient décidé d’intituler l’album de leurs noms est un signe de réaffirmation, un acte de fierté et de revendication, cristallisé dans un travail minimal dans le temps ; 18 minutes et 8 chansons, mais persistantes en saveur.

Si le premier album homonyme était plus calme, avec un air plus domestique, cet album a un punch beaucoup plus amateur, du moins en apparence, et se rapproche du noise eighties, avec des élans punk. Et s’ils avaient déjà enseigné une grande maîtrise des mélodies, les voici dépassés, produits à nouveau par David Rodríguez, qui, en plus, s’est chargé des percussions, remplaçant la batterie « analogique » par des rythmes midi. Cela se remarque dans le son, plus lo-fi même si, loin de perdre l’emballage, ils ont gagné en aura. Les paroles ont moins de poids, la voix de Clara Molins est parfois plus filtrée, ce qui la rend plus inintelligible. Et le fait qu’ils soient moins explicites les rend plus suggestifs. Ainsi, avec si peu d’infrastructures, ils construisent des chansons apparemment légères et naïves, mais avec cette pointe de malice qui les rend irrésistibles.

Le premier morceau, ‘Aràcnids’, suinte des riffs sales mais charmants et des claviers enjoués pour une histoire d’horreur sur les araignées qui vous dévorent jusqu’aux os. « Millor », avec ses paroles qui ironisent bien sur cette dichotomie entre se déclarer « très normal » et se croire meilleur que les autres, est un autre coup frais avec des voix doublées, et étrangement mélancolique, malgré son accélération. ‘Joies’, avec son petit crescendo excitant, est une autre mélodie parfaite dans laquelle la voix de David Rodríguez apparaît, timidement. ‘Claror‘ commence comme Jesus and Mary Chain, et la fausse batterie sonne comme de la camelote, mais cela lui donne un charme particulier, jouant avec des guitares déformées et des claviers (également rouillés). Les premières Planètes apparaissent dans le refrain de ‘No hi és’. Et l’album se clôt sur l’hypnotique et quelque peu énigmatique ‘Torreblanca’, la chanson la plus longue (elle dépasse à peine trois minutes !) et dans laquelle on perçoit presque la brume émanant d’un après-midi d’été particulièrement chaud et calme. Rombo reste têtu à laisser une marque basée sur le fait d’être apparemment léger. Mais seulement en apparence.

Qualification: 7.5/10
Le meilleur: ‘Arachnides’, ‘Millor’
Vous l’aimerez si vous aimez : L’étoile de David, Les Sueques, Melenas
Écoute le: Spotify, camp de bande

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C’est tout pour aujourd’hui, j’espère que vous avez appris de nouvelles choses cher passionné(e) de musique.
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