Melanie Martinez crée dans ‘K-12’ un monde pour enfants aussi ambitieux et sinistre que trop évident  ​​

Melanie Martinez crée dans ‘K-12’ un monde pour enfants aussi ambitieux et sinistre que trop évident ​​

7 mai 2022 0 Par Le Caiman

Bonjour, je m’appelle Aurélien, aujourd’hui, nous allons encore évoquer un excellent sujet musique.

Este jueves se ha estrenado en cines de toda España y de todo el mundo ‘K-12’, la nueva película de Melanie Martinez que pone imágenes a todas las canciones incluidas en su nuevo disco, igualmente titulado y que ha llegado al mercado este mismo Vendredi. « K-12 » est la suite du premier album de Martinez, le conceptuel « Cry Baby », dans lequel la fille « qui pleure » a grandi et est maintenant une adolescente. Ambitieuse comme peu d’autres artistes de nos jours, Mélanie a voulu raconter cette nouvelle histoire à travers rien de moins qu’un film d’1h30 sur lequel elle travaille depuis quatre ans, chose évidente dès un premier visionnage du film car tout ce qu’il y a dedans semble être pris en charge absolument au millimètre près. Même si ce n’est pas toujours pour le mieux.

En fin de compte, « K-12 » est toujours un film de bal classique mettant en vedette un groupe d’adolescents qui vivent les premières expériences de la jeunesse au cours de leurs années de lycée ; et le film se termine en fait avec le bal requis. Bien que ‘K-12’ ne soit pas du tout un « prom-movie » conventionnel, comme Melanie Martinez, elle n’est pas non plus une pop star conventionnelle. Depuis ses débuts, la New-Yorkaise s’est créé son propre univers esthétiquement lié à celui de l’enfance, un univers que la chanteuse a pourtant utilisé comme métaphore, pour nous raconter des histoires plus adultes, parfois sombres voire dérangeantes. Et le format cinématographique permet à Martinez de développer visuellement ce monde de couleurs bonbon et pastel de manière vraiment ambitieuse et aboutie. Dans ‘K-12’, les tenues anachroniques, typiques de l’époque versaillaise, sont tout simplement spectaculaires ; les scénarios sont toujours très travaillés et, tout au long du film, l’artiste n’hésite pas à recourir à une infinité d’effets spéciaux parfois directement absurdes. C’est sa façon de nous dire : ne prenez pas tout ça trop au sérieux.

Comme c’était le cas dans ‘Cry Baby’, le monde des enfants créé par Martinez dans ‘K-12’, tourné à Budapest, est dérangeant dès le deuxième zéro, mais dans ce cas, il est encore plus surréaliste compte tenu des effets spéciaux utilisés, certains scènes (le gamin qui mange de la colle) ou le fait que les protagonistes ont des super pouvoirs. La principale, Crybaby, ainsi que sa meilleure amie et complice, Angelita, peuvent littéralement manipuler les éléments ou exercer une force surhumaine sur leurs ennemis. Et ils n’hésitent pas à les utiliser parfois de manière assez sadique, car Crybaby et Angelita sont aussi douces et adorables en apparence (et l’apparence est un thème central du film) que capables de commettre des meurtres brutaux. Cette dichotomie entre l’enfantin et le sadique est le moteur qui fait bouger les chansons de Martinez et aussi tout le film, même si visuellement l’enfantillage prévaut toujours. En fait, le film est tellement pastel même lorsqu’une personne est démembrée pendant l’une des scènes que, en tant que spectateur, on en vient à douter d’être vraiment la cible. Et plus le film se développe et plus il dénoue tous les problèmes qu’il aborde (qui ne sont pas rares) plus vous vous rendez compte que ‘K-12’ est un film destiné principalement à un public adolescent.

Il n’y a rien de mal avec un film pour adolescents, mais l’obsession de Martinez pour l’enfantin ne lui a probablement pas permis de faire un film plus croisé. Et c’est que tous les thèmes sont présentés avec un pinceau si large qu’ils semblent parfois être tirés d’un script Dora l’exploratrice. Ce sont des questions importantes et Martinez ne laisse rien de côté : tant les scènes narrées que musicales nous parlent du féminisme, de l’intimidation, des droits LGBT ou de la masculinité toxique, tandis que le scénario se concentre surtout sur les problèmes rencontrés par une adolescente moyenne pendant sa jeunesse, et on y aborde des sujets tels que la menstruation, la transformation du corps féminin et l’intérêt que cela suscite donc chez les hommes ; la boulimie, l’acceptation de soi ou la normalisation de la bisexualité. Et puisque Martinez est la protagoniste, elle n’arrête pas de parler de célébrité, en particulier de la transformation des artistes en produits de consommation pour les masses. Sin embargo, la sutileza se pierde por el camino en todas las escenas de la cinta y lo que queda en ella es un «greatest hits» de lecciones sobre la vida impartidas por Melanie que a veces resultan tan juveniles y blandas como la propia estética de le film.

En ce sens, oui, le scénario de ‘K-12’, ainsi que sa composante visuelle, est choyé et bien pensé… mais il ne laisse rien non plus à l’imagination. Le film ne cherche pas à faire réfléchir le spectateur mais directement à porter des jugements à partir d’une position de supériorité morale qui, aussi raisonnables que soient ces jugements, ne peut éviter de traiter la personne assise dans la salle de cinéma avec une certaine condescendance. Bien sûr, nous devons parler de l’importance pour les hommes d’exprimer leurs sentiments, bien sûr les tampons doivent être gratuits, bien sûr l’intimidation et les problèmes mentaux doivent être rendus visibles et bien sûr la marijuana doit être justifiée par ses pouvoirs médicinaux, mais Martinez pose tous ces des questions comme des vérités absolues qui ne permettent aucune nuance ni aucun questionnement de la part du spectateur. Et un film n’est-il pas meilleur lorsqu’il interagit indirectement ou établit un dialogue avec la personne qui le regarde ? Cependant, j’insiste : ‘K-12’ est une œuvre divertissante, visuellement c’est une babiole absolue et cela non plus ne peut être négligé. En ce sens, et surtout si vous êtes le public idéal, « K-12 » est un visionnage recommandé. Nous parlerons de la musique notamment dans la critique de l’album que nous publierons prochainement. 7.5

Ça y est, j’espère que vous avez apprécié cet article cher amoureux de la musique.
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