Nathy Peluso manque ‘BUENOS AIRES’ dans sa chanson la plus Amy et la plus solitaire

Nathy Peluso manque ‘BUENOS AIRES’ dans sa chanson la plus Amy et la plus solitaire

15 février 2022 0 Par Le Caiman

Bonjour, je suis Béatrice, dans le post ci-dessous, nous allons à nouveau parler un excellent truc d’actualité (ou pas d’ailleurs) autour du son.

Cette semaine, Nathy Peluso a publié l’album recommandé ‘Clambre’, une œuvre dans laquelle la chanteuse et compositrice argentine basée à Madrid explore en profondeur de nombreux sons qui l’intéressent, du hip-hop à la salsa en passant par le R&B des années 2000. Le single avec lequel Nathy a mis toute la viande sur le gril pour booster la sortie de ‘Clambre’ a sans aucun doute été ‘SANA SANA’, mais avant cela est venu le percutant ‘BUSINESS WOMAN’ et un single moins agressif publié pendant la quarantaine qui n’est pas parti passé inaperçu non plus, puisqu’il compte aujourd’hui plus de 3 400 000 auditeurs sur Spotify et a reçu une nomination aux Latin Grammy.

Musicalement, ‘BUENOS AIRES’ fait partie de ces chansons de Nathy Peluso inspirées de la musique néo-soul de gens comme Jill Scott, D’Angelo, Erykah Badu ou la première Amy Winehouse, de ‘Frank’. Assez minimaliste dans les arrangements d’ailleurs, cette production de Rafael Arcaute n’a besoin que d’une batterie hip-hop et d’une mélodie au clavier pour transférer au son tout le sentiment de nostalgie incarné par les paroles. ‘BUENOS AIRES’ parle de solitude, de dimanches perdus, de jours de pluie et de mélancolie dont on ne sait pas d’où elle vient, et de ce besoin de connexion qui unit les êtres humains. « Je connais ce lourd sentiment de solitude, mais qui attend-on ? » se demande Nathy dans une des strophes avant de nous laisser un vers plein de profondeur et un certain halo de solipsisme : « Que va-t-il se passer là-bas ? / J’ai commencé à m’habituer à ce bruit du trottoir / Je peux revenir en arrière et mettre en pause ce qui se passe / mais à 3 heures du matin, on se regarde tous quand il pleut en ville ».

Malgré son titre, ‘BUENOS AIRES’ n’est pas une chanson explicitement dédiée à la capitale de l’Argentine. Dans une interview, Nathan a compté qui a intitulé la chanson après avoir composé la musique, découvrant que son son lui rappelait le sentiment de nostalgie qu’il ressent pour son pays natal, dans lequel il a vécu jusqu’à l’âge de 10 ans. Il a dit : « Les paroles parlent de ce sentiment de solitude qui, même s’il peut s’agir de nostalgie (d’avoir émigré), peut aussi être celui d’une personne qui a passé toute sa vie dans la même maison, au même endroit, et se rend compte que vous vous ne vous trouvez pas, vous n’avez envie de rien faire, vous vous sentez vide ou mélancolique à propos d’un passé, d’une enfance, d’une personne, d’une sensation ou d’une étape. Tout est étroitement lié au désir mais, bien que les paroles ne parlent pas que de cela, quand j’ai fini d’écouter la chanson entière, le son m’a rappelé ce sentiment.

L’artiste poursuit: «C’est pourquoi j’ai pensé que la chanson devait s’appeler ‘BUENOS AIRES’ car rien d’autre au monde ne me donne ce sentiment de nostalgie et de nostalgie que mon enfance dans (cette ville). Et beaucoup de gens ont ressenti la même chose, c’est quelque chose qui palpite vraiment. Cela me rend très heureux que la chanson aide des gens comme nous qui ont émigré, mais aussi d’autres personnes qui ont des expériences différentes mais qui ressentent aussi le besoin de visiter cette nostalgie et cette mélancolie avec lesquelles nous vivons tous, de l’acceptation et avec l’intention de prendre soin de et choyer ces sensations parce qu’elles font aussi partie de nous».

[bzkshopping count= »3″ template= »grid » merchants= »amazon »]

C’est tout pour aujourd’hui, à bientôt cher mélomane
Si vous avez aimé l’article, n’hésitez pas à le commenter.