‘PA’ ROMPERLA’ de Bad Bunny et Don Omar : plutôt ‘Téléphone’ ou plutôt ‘Vidéophone’ ?

‘PA’ ROMPERLA’ de Bad Bunny et Don Omar : plutôt ‘Téléphone’ ou plutôt ‘Vidéophone’ ?

14 juin 2022 0 Par Le Caiman

Bonjour, je suis Coralie, aujourd’hui, nous allons à nouveau explorer un passionnant thème musique.

La rédaction évalue le nouveau single de Bad Bunny avec Don Omar, cette semaine numéro 1 en Espagne.

«Ce qui distingue Bad Bunny du reste de ses concurrents/collègues, c’est que ses productions savent déloger le cadre de ce qui est prévisible dans le reggaetón. Je pense que c’est son grand atout, en plus d’un flow qui a visiblement évolué et qui le rapproche des grands maîtres du genre comme Don Omar… qui justement l’accompagne sur son numéro 1 actuel en Espagne, ‘Pa’ romperla’ . Une chanson qui est pratiquement à l’opposé de ce que j’ai dit avant : c’est une production prototypique de perreo en 2020, avec ce riff de trompette ? déformée qui s’incruste dans la tête des plus réticents. Mais le fait est que c’est aussi bien fait par El Conejo Malo : il sait massacrer quand il faut frapper fort et il n’enlève pas un iota devant l’interprète de ‘Dile’. Comme le dit Bad Bunny lui-même, « le roi s’est réuni (sic) avec le roi ». Qui peut le nier, face à un hit comme ‘Pa’ romperla’ ?». Raul Guillen.

«Après s’être surpassé avec les productions ambitieuses de «Yo Hago Lo Que Me Da La Gana», Bad Bunny a sorti un nouvel album qui sonne comme une «mixtape», en particulier celles qui ont bougé dans l’underground de Porto Rico au début du siècle alors que le reggaeton n’avait pas encore explosé à l’international. La grosse caisse de ‘PA’ ROMPERLA’ a une saleté typique de ces bandes mal enregistrées dans les studios rudimentaires de l’époque, mais la chanson se distingue par son immédiateté et crie « hit » partout. Cette collaboration avec Don Omar qui nous incite à « bouger nos fesses comme en 2006 » est le nouveau numéro 1 en Espagne pour une bonne raison, mais bien qu’elle fonctionne comme un hommage à ceux qui l’ont précédé, elle dégage aussi un certain épuisement de la formule : Benito est en train de se sursaturer, et ‘PA’ ROMPERLA’ n’est pas exactement une chanson faite pour durer». Jordi Bardaji

«En pleine quarantaine due à la pandémie de coronavirus, de nombreux artistes font face à un blocage créatif, à la frustration et à l’incertitude dues aux difficultés économiques qui s’annoncent dans le secteur culturel, mais d’autres sont entrés dans une phase « Je ne peux pas m’arrêter créer ». Cela a été formidable pour des gens comme Charli XCX, mais la décision de Bad Bunny de sortir cet album abandonné pratiquement deux mois après « YHLQMDLG » n’a pas été si bonne. ‘LAS QUE NO IBAN A SALIR’ n’allait pas sortir pour une raison : Benito s’était surtout inspiré de l’album précédent, avec de superbes chansons comme ‘La difficile’, ‘Safaera’ ou ‘Yo perreo sola’, mais ça se voit qu’il s’agit d’un disque de rejet, et cela se voit davantage lorsque vous laissez si peu de temps entre eux. Ce ‘Pa romperla’ n’est pas en reste et, même si un featuring avec Don Omar semble synonyme de succès, il est bien en deçà des autres collaborations du Portoricain. Le plus remarquable (et ce n’est pas grave non plus) est le refrain, les couplets étant particulièrement pauvres pour ce à quoi nous sommes tous les deux habitués. Si « le King s’est allié au King » et qu’on s’attendait à un reggaeton équivalent à « Telephone », « Pa romperla » est plutôt un « Videophone »». Paul N. Bacon.

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C’est tout pour aujourd’hui, j’espère que vous avez apprécié cet article cher mélomane
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