Pop et rock des antipodes : Australie

Pop et rock des antipodes : Australie

22 septembre 2021 0 Par Le Caiman

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L’Australie et la Nouvelle-Zélande ont toujours été une immense pépinière de groupes de premier plan dans presque tous les genres possibles, loin des deux grands spots médiatiques qui dictent les tendances. Sans aller plus loin, des exemples récents comme ceux de Tame Impala ou Blank Realm, communs sur nos pages ces derniers mois, servent. Dans cet article, nous passons en revue dix de leurs accessoires génériques.

Le dialogue fécond entre les traditions musicales des États-Unis et du Royaume-Uni a été l’un des principaux moteurs de l’évolution de ce que nous appelons l’histoire – en majuscules – du rock. Le pouvoir anglo-saxon sur le genre s’est toujours spécifié autour de cette relation, souvent articulée sur le schéma action-réaction. Malgré cela, de nombreuses lumières ont émis leurs signaux à partir de points très éloignés de ces deux principales sources médiatiques. Presque toujours décrit comme des cas spécifiques. Et, bien qu’imposantes, il n’y a pas beaucoup de pépinières périphériques (Suède, Argentine, Japon) avec une vigueur suffisante pour attirer l’attention des médias spécialisés avec une plus grande puissance de diffusion.

Parmi tous, celui qui brasse depuis des décennies en Australie (et en Nouvelle-Zélande, dans une moindre mesure) est peut-être celui qui a le poids spécifique le plus élevé. À la fois en raison de la profonde hétérogénéité des styles qui y sont pratiqués et en raison de l’énorme qualité de nombreux groupes qui peuplent sa géographie. Dans cet article, nous passons en revue, sous dix perspectives génériques, quelques-uns des noms qui ont été le mot d’ordre du meilleur pop et rock des Antipodes ces derniers temps. Un foyer de créativité qui pourrait bien constituer – si on se met dans une clé géopolitique – tout un gouvernement dans l’ombre avant la patrimonialisation que les deux colosses traditionnels font du genre de part et d’autre de l’Atlantique.

1. Punk et new wave avec appellation d’origine

L’histoire de la génération 77 n’aurait pas été la même sans la contribution de groupes australiens comme Les saints ou Radio Birdman. En fait, les débuts du premier au format single n’étaient rien de moins qu’en 1976, et l’année zéro de 1977, ils avaient déjà dans la rue l’album du même titre, le séminal « Je suis bloqué ». (Capitaine Oi! Records). De la même année est le premier album également retentissant des secondes, « Apparaître Radios » (Témoin Rock). Tous deux portaient l’héritage des Stooges, MC5, New York Dolls et autres bêtes brunes de la génération proto-punk, avec la même détermination que leurs homologues britanniques et nord-américains. Les deux groupes, The Saints et Radio Birdman, sont actuellement en tournée à travers le monde et sortent des albums (qui maintiennent le type) avec une certaine régularité, en plus de devenir une référence fondamentale pour les groupes du monde entier, et même pour des compatriotes comme Les méchants.

Aussi la nouvelle vague a planté une graine fertile aux Antipodes, avec une génération de bandes dont les Néo-Zélandais Split Enz ils étaient ses plus brillants partisans. D’eux viendrait la graine qui donnerait naissance au succès Maison bondée (déjà le frères finlandais, bien sûr) quelques années plus tard.

2. La chose des marais vue de là

L’Australie a toujours été un terrain fertile pour les sons sombres et menaçants du rock des marais. Kim saumon, Les scientifiques dans lequel il était actif, le sien Bêtes de bourbon, Nick grotte et ses Fête d’anniversaire, Crime et la solution de la ville… Il ne manque pas de bons échantillons de groupes qui ont assumé leur dette envers le blues, le garage rock ou le psychobilly. Dans le même air qu’ils ont utilisé Les Crampes ou Le club de tir, mais d’un point de vue insulaire qui lui est propre.

3. Roche sans additifs

La seule invocation du nom de AC DC C’est déjà l’équivalent de riffs concrets, de refrains peu attachants et de grandes salles remplies de gens les poings levés. Toute une façon d’appréhender le rock, inaltérable depuis des décennies, qui ne cesse de gagner du terrain sur les scènes du monde entier. Tatouage De Rose ou les anges ils les ont rejoints dans ces luttes (avec beaucoup moins de popularité), et des groupes contemporains comme Airbourne assument leur héritage avec fierté. Immunisé à l’usure.

4. Explorer les tableaux des ventes dans les années 80

Tout au long des années quatre-vingt (et même pendant une bonne partie des années quatre-vingt-dix), les Antipodes étaient un foyer de groupes exportables, affectés à différents styles. Hommes au travail, INXS, Huile de minuit, la Crowded House mentionnée plus haut… tous affichaient des albums qui répondaient à cette capacité (si rare à trouver aujourd’hui) d’allier qualité et commercialité. Au moins avant de subir une quelconque perte.

5. Pop et rock aux racines indé

La pop délicate, érudite et cristalline de Les entre-deux. Les atmosphères psychédéliques envoûtantes et les refrains grésillants de L’église. La personnalité de Les Triffides. La roche assaisonnée, dynamisée et rayonnante de Les gourous du Hoodoo. Tous ont grandi sur le substrat de l’indépendance, alimentant progressivement des discographies de vol libre, dont la comparaison devait se trouver sous des latitudes très lointaines. Des stars errantes de la meilleure musique pop de ce coin du monde.

6. Le son de la jeune Nouvelle-Zélande

L’indépendance des antipodes ne serait pas non plus comprise sans le son dit Dunedin et le label principal qui l’a encouragé : Flying Nun, à Christchurch, en Nouvelle-Zélande. Sans cette poignée de groupes qui ont intégré -au cours de la première moitié des années 80- dans leur son les enseignements des Beatles, des Byrds ou des principaux champions du post-punk n’auraient pas été les mêmes. Parmi eux se démarquer Le propre (qui a marqué des groupes comme Pavement), Les chauves-souris, Les Verlaines, L’expérience Jean-Paul Sartre ou Les frissons, qui annonce déjà un nouvel album pour octobre prochain, plus de deux décennies après leur dernier long album.
Certains ont bénéficié d’un suivi reconnu sur les stations de radio universitaires américaines et dans les publications européennes les plus agitées. Ils méritent d’être rappelés, ainsi qu’un hétérodoxe qui a également joué dans Flying Nun pendant une bonne partie de sa carrière : le toujours pointu Chris KnoX.

7. Le renouveau du rock des années 2000

La première moitié de la dernière décennie a été particulièrement somptueuse lorsqu’il s’est agi de dévoiler des groupes qui ont rassemblé l’héritage du rock le plus basique et le plus graveleux de la guitare. Un retour à l’essence qui s’expliquait par la nature cyclique de l’histoire du rock, et dans laquelle toute la montagne n’était bien sûr pas de l’origan. The Strokes ou The White Stripes aux Etats-Unis, The Libertines au Royaume-Uni… et Les vignes, Jet, D4 ou Les Datsuns en Australie ou en Nouvelle-Zélande. Sans parler des rockers les plus durs Mère-loup. Ils ont réussi à se faire entendre bien au-delà de leurs frontières naturelles, bien qu’aucun d’entre eux n’ait précisément inventé le mécanisme de la roue. Plusieurs albums et une poignée de singles à succès sont leur héritage, fidèle témoignage du temps qu’ils ont eu à vivre. Et bien qu’ils ne figurent plus dans les couvertures, la vérité est que The Datsuns et The Vines sont toujours actifs.

8. Plaisirs synthétiques

La ligne avec laquelle la synth pop de la dernière décennie est écrite d’Australie, du moins à nos oreilles enragées européennes, répond fondamentalement à deux groupes : Couper la copie et Empire du Soleil. Les premiers ont formulé une discographie hédoniste et contagieuse, parmi les sommets de la créativité, ce serait un péché d’ignorer la splendide « Aux couleurs fantômes » (Modular, 08), un album avec tant – et si réussi – des clins d’œil à New Order qui surpasse facilement même la version fade actuelle de New Order eux-mêmes. Ils sont des habitués de nos festivals, des concerts où la nostalgie sonore de la scallydelia qui proclame « Free Your Mind » est également à l’honneur.

Luke Steele, quant à lui, a fini par jouir d’une plus grande popularité avec Empire Of The Sun (qui était supposé être une annexe, juste une diversion parallèle) qu’avec le grand Le Jackson endormi, le groupe pop dont il est le capitaine depuis plus d’une décennie. La faute à quelques albums pop synthétiques accrocheurs, étayés par des refrains collants, des productions efficaces et quelques revendications kitsch (ces reprises). Il convient également de ne pas oublier, dans les mêmes luttes bien qu’à un niveau inférieur, les Les mastodontes de minuit ou Van Elle. Et on pourrait continuer avec des formations plus électroniques comme Cochon dehors, PNAU et plein d’autres.

9. Le nouveau psychédélique

Depuis l’époque où Dave Fridmann a aidé Mercury Rev et The Flaming Lips à repenser la pop psychédélique avec leurs productions de la fin des années 1990 et du début des années 2000, il n’y a pas eu de vague de rénovateurs lysergiques aussi fertile que celle qui a émergé ces dernières années. d’Australie (et même de Nouvelle-Zélande). Le fer de lance sont évidemment apprivoiser l’Impala, qui brandissent une évolution controversée qui a eu lieu dans leur récent  » Courants « , accueilli avec une certaine division d’opinions. Mais derrière leur aura de respectabilité se cache une poignée de groupes moins populaires, bien que tout aussi séduisants lorsqu’ils manient leur palette de couleurs hétéroclite, certains ayant des liens évidents avec le groupe que dirige Kevin Parker : l’extraordinaire Étang et sa coupe Gencive (Jay Watson, batteur de Tame Impala, participe aux deux projets) ou les hétérodoxos Orchestre mortel inconnu, qui développent leur carrière entre Auckland (Nouvelle-Zélande) et Portland (États-Unis), et font preuve du même savoir-faire sans préjugés que ceux pour verser des essences psychédéliques sur l’amalgame de styles avec lesquels ils bricolent.

10. Le récent lot de pop

Sans répondre à aucun lien commun au-delà de l’excellence que fréquentent leurs répertoires, il existe toute une pléthore de groupes australiens et néo-zélandais qui revendiquent depuis deux ou trois ans, et avec force, leurs médias et leurs parts de marché en Europe et les États Unis. Le rock indé féroce, hypnotique et ravissant de Royaume vierge, le bruit rock à large spectre dérangeant des Néo-Zélandais Ville de surf, l’indie pop tranchante et délicate (avec des moments qui font référence au meilleur Elliott Smith) de Ne m’ennuie rien, le post-punk féroce de L’amour des diagrammes ou abrasifs Entrailles de limace, les éthérés Clés circulaires, la somptueuse solennité de Ela montants… Il y a la carrière et la diversité, bien sûr. L’avenir passera inévitablement à nouveau par les Antipodes.

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C’est tout pour aujourd’hui, j’espère que vous avez apprécié cet article cher mélomane
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