Roger Waters, critique de son double album Us + Them (2020)

Roger Waters, critique de son double album Us + Them (2020)

21 mars 2022 0 Par Le Caiman

Salut.

Après plusieurs décennies à fréquenter des concerts, dont ceux de Pink Floyd dans les stades et ceux du Roger Eaux dans les grands pavillons, on ne pouvait imaginer qu’un montage scénique puisse avoir un impact comme celui du « Tournée Nous + Eux » en 2018. Mais ça l’était. Ceux qui ont eu la chance de le vivre en direct savent de quoi je parle. Et ceux qui ont regardé le film documentaire « Nous + Eux » (filmé lors des concerts à Amsterdam ; disponible en location sur Amazon Prime, diffusé sur Movistar, en vente sur DVD ou Blue Ray) vous pouvez vous faire une idée.

Au total, l’un des risques encourus en privilégiant le caractère spectaculaire de la mise en scène (dans le cas de Waters, assorti de messages constants et copieux à caractère politique), est celui de reléguer la musique à un rôle excessivement secondaire. C’est pourquoi nous fêtons la sortie de ce double compact (triple dans la version vinyle) contenant la bande originale du documentaire. En d’autres termes, une excellente occasion de concentrer notre attention exclusivement sur les chansons. Après tout, la musique est à l’origine et le principal élément véhiculaire de cette macro-production.

Étant donné que le répertoire de la tournée s’est essentiellement concentré sur la discographie la plus réussie de Pink Floyd – entrecoupée de quelques extraits du dernier album solo du bassiste (« Est-ce la vie que nous voulons vraiment? », 17) – il n’y avait guère de place pour la surprise à cet égard. D’autant plus si l’on tient compte du fait que Waters, comme toujours, s’est entouré d’un excellent groupe dont la mission principale était de reproduire les compositions originales avec une précision quasi millimétrique.

Malgré cela, l’album suscite l’intérêt de différents points de vue. D’une part, ceux qui ont assisté à certains concerts de la tournée (officiellement plus de deux millions de spectateurs), pour des raisons évidentes, voudront peut-être s’en souvenir. Ensuite, il y a ceux qui sont venus ici grâce au documentaire. Pourquoi ne pas laisser de côté l’aspect vindicatif de celui-ci pour profiter du bon son de chansons comme « The Great Gig In The Sky », où l’affichage vocal des choristes donne la chair de poule ? Enfin, toute personne ayant le moindre intérêt pour l’héritage Pink Floyd de « Dark Side Of The Moon », « Animals », « Wish You Were Here » ou « The Wall », trouvera sur cet album une magnifique compilation live des plus crémeux de ces albums classiques.

N’oublions pas non plus qu’à soixante-quinze ans (au moment de l’enregistrement de l’album), Roger Eaux Il est apparu sur scène en excellente forme et extraordinairement communicatif. On dirait même qu’il a mieux chanté ses parties que par le passé. Au contraire, la seule chose à regretter est que des chansons qui faisaient partie des rappels de la tournée aient été exclues de cette sélection, y compris certaines aussi importantes que « Comfortably Numb » ou « Mother ».

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Ça y est, c’est déjà la fin cher mélomane
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