Taylor Swift, critique de son album evermore dans Mondo Sonoro (2020)

Taylor Swift, critique de son album evermore dans Mondo Sonoro (2020)

24 décembre 2021 0 Par Le Caiman

Bonjour.

Le seul inconvénient que j’ai eu « folklore«  c’était la période de l’année choisie pour son lancement. Taylor Swift il nous a donné un album d’automne gris à la mi-juillet, alors que les thermomètres atteignaient une quarantaine de degrés. Beaucoup d’entre nous rêvaient déjà de l’écouter du début à la fin comme sa sonorité méritait et évoquait : autour d’une couverture, infusée à la main et dans la chaleur d’une cheminée. Mais, juste au moment où les conditions météorologiques étaient propices à ce scénario et que nous commencions à digérer pleinement ce dernier ouvrage, Taylor s’en va et, pas satisfait de la récolte, nous surprend avec un autre nouvel album intitulé « Toujours », cousin-frère du célèbre « folklore”.

Pour Taylor Swift, les deuxièmes parties ne doivent pas être mauvaises. Du moins, musicalement parlant. « Toujours » Il nous est présenté comme un disque de coupe très similaire à son prédécesseur, tant au niveau du thème que du son et de l’esthétique. Taylor s’est une nouvelle fois entouré de son équipe de musiciens alliés (Aaron Dessner de The National, Jack Antonoff, Justin Vernon aka Bon Iver…) « folklore ». « Toujours » il semble que c’est un album qui va aussi avoir besoin de temps pour être correctement décortiqué. Mais, étant une sorte de face B de « folklore »Qu’y aurait-il de mal à répéter une formule qui a fonctionné ?

L’auteur de « cardigan » est plus que reconnue pour son grand talent pour la composition de lettres. Avec « Toujours », les histoires sont encore une fois très similaires à celles que nous avons écoutées ces mois-ci, mettant en scène des personnages réels et/ou fictifs dont la vie est affectée par certains carrefours, rencontres, tragédies ou autres intrigues qui franchissent constamment la frontière entre réalité et réalité. fictif. Comme s’il s’agissait d’histoires ou de légendes qui ont été racontées entre les générations à travers l’histoire et qui trouvent maintenant leur similitude dans le plan de la vie le plus simple et le plus quotidien. Et quand il s’agit d’être un narrateur, il n’y a personne qui bat Taylor. Un talent qui a beaucoup à voir avec la manière d’écrire en country, genre auquel il s’est toujours abreuvé.

Pour cette occasion, Taylor a décidé d’agrandir la famille et a reçu The National (cette fois, en format groupe) et HAIM comme collaborateurs sur l’album. Le reste des motifs en termes de son, de structure et de production est très similaire à « folklore », avec chanson avec Bon Iver incluse. En fait, si vous n’êtes pas un grand fan, vous pourriez écouter un album entrelacé et ne pas savoir lequel est lequel. Quelque chose qui, comme on dit, n’a peut-être pas été un handicap pour l’équipe de Swift mais plutôt le contraire : sa grâce. Comme l’explique l’artiste sur ses réseaux sociaux, les dix-sept chansons de « Toujours » ils sont venus juste après avoir fini « folklore », dans le même état mental de composition, et cela n’a pas pour but de se cacher.

Cependant, il y a quelque chose que Taylor et compagnie ne pouvaient pas prévoir en se lançant pour composer une sorte de deuxième partie : l’énorme succès qu’il a eu « folklore ». L’artiste a réussi à fidéliser ses fans de longue date, à se réconcilier avec ceux qui sont partis quand, selon eux, elle a été vendue à la pop, et, enfin, à mettre la critique musicale dans sa poche. Quand tu as déjà été nominé pour l’Album de l’année aux GRAMMY et, en plus, tu as de nombreux bulletins de vote pour remporter le prix, pourquoi risquer et pouvoir tout foutre en l’air avec un deuxième album très similaire ?

En tout cas, Taylor et ses collaborateurs ne pouvaient s’arrêter de créer et décidèrent d’aller encore plus loin dans cette forêt luxuriante, se lançant dans l’aventure de sortir deux albums successifs avec une séparation entre les deux d’un peu plus de quatre mois. Une folie supposée pour les puristes plus commerciaux de l’industrie pop dont Taylor est issu ; mais un exercice de guérison, de courage et d’honnêteté artistique pour ses créateurs. Qui a le plus raison sera connu dans les mois à venir ; Mais ce qui est clair, c’est que, quand le temps passe et qu’on regarde en arrière, on peut dire que Taylor Swift a rendu cette 2020 fatidique beaucoup moins traumatisante. Et rien que pour ça, il a gagné.

[bzkshopping count= »3″ template= »grid » merchants= »amazon »]

Ça y est, c’est déjà la fin cher passionné(e) de musique.
Si vous avez aimé l’article, n’hésitez pas à le commenter.