The Strokes, critique de leur album The New Abnormal (2020)

The Strokes, critique de leur album The New Abnormal (2020)

2 mars 2022 0 Par Le Caiman

Bonjour.

Je pense que oui, que rien que pour une chanson comme « Bad Decisions », ça valait déjà la peine d’attendre les six ou sept ans qui Les coups ils ont sorti leur précédent album, « Machine comedown» (13). Cet arpège de guitare qui nous présente une mélodie qui rappelle à la fois « Dancing With Myself » de Billy Idol’s Generation X et « I Melt With You » de l’anglais moderne ultra-années 80, est un signe avant-coureur clair de ces près de cinq minutes de pop plusquaparfaite que tout rock indie groupe tuerait pour. Ce n’est probablement pas sa meilleure chanson, mais elle s’en rapproche. Ce qui est incontestable, c’est qu’il s’agit d’un nouveau titre à ajouter à sa liste toujours croissante de classiques instantanés de son répertoire. Et le mieux c’est qu’il n’est pas le seul à se cacher dans le timing de ça »La nouvelle anomaliel ».

Merde, le temps passe trop vite et ça fait vingt ans que Les coups Ils ont fait irruption sur la scène avec l’un de ces premiers albums qui ont marqué l’époque : « Est-ce ceci » (01). Wow, il y a sûrement des enfants et des enfants qui enregistrent des albums qui ne sont pas nés lorsqu’ils ont attaqué des flashs comme « Someday », « Last Nite » ou « New York City Cops ». Certes, Julian Casablancas et compagnie n’ont pas sauvé le rock, comme le prédisait la presse musicale jaunâtre, mais il n’en est pas moins vrai que leur émergence a été l’un des derniers moments vraiment excitants que la musique de guitare ait connus. Son de cordes déformées qui, surtout et précisément au cours de ces deux dernières décennies, a perdu l’esprit rebelle et subversif avec lequel il est né.

Ce qui est arrivé après cette première claque sur le visage était une montagne russe de bons disques, d’albums à moitié décents et de mauvais boulots que vous ne voudriez même pas entendre. Jusqu’en 2013 et sans aucune déclaration officielle indiquant qu’ils s’étaient séparés, ceux de New York ont ​​entrepris des chemins séparés. Julian Casablancas se connectait avec The Voidz, Albert Hammond Jr. décollait son solo de singe, Nick Valensi sur CRX, Nikolai Fraiture faisait équipe avec le batteur de Jane’s Addiction Stephen Perkins sur Summer Moon et Fabrizio Moretti faisait de même avec Little Joy. Et oui, très bien, mais c’était loin d’être pareil.

Le premier à s’exprimer fut Nick Valensi, qui avait déjà déclaré en 2016 au magazine DIY que le nouvel album de Les coups C’était lent mais sûr. Peu de temps après, Albert Hammond, le père, a déclaré que le groupe de son fils travaillait sur de nouvelles chansons avec Rick Rubin. Junior est immédiatement sorti pour nier son père, déclarant à travers quelques tweets que l’affaire Rubin n’avait été qu’une diversion. Et ainsi de suite jusqu’au 13 mai 2019 au Wiltern Theatre de Los Angeles, lors de leur premier concert en deux ans, lorsqu’ils ont joué « The Adults Are Talking », une chanson qui ouvre leur sixième album studio un an plus tard, « Le nouvel anormal» (un album qui, soit dit en passant, à mesure que Hammond Senior avançait, a été produit par le producteur star barbu. Morale : les parents ne mentent jamais).

La couverture de « Le nouvel anormal» est une reproduction de « Bird On Money », un tableau que l’artiste emblématique Jean-Michael Basquiat a peint en 1981. Et le nouvel album de Les coups c’est juste ça. Au-delà de l’essence du New York le plus sale que la musique des Strokes a toujours transpiré ; Ces neuf compositions nouvellement créées sont une déconstruction séduisante, une lecture modernisée, des sons qui battaient au début des années quatre-vingt. « Le nouvel anormal » est Les coups portée à son maximum, assimilant comme personne l’héritage new-yorkais new wave et post-punk de Television, Blondie, Talking Heads, Suicide et The Cars. Des influences déjà connues et incarnées dans des compositions telles que « The Adults Are Talking » ou « Bad Decisions » précitées, à côté desquelles la pop et le dance rock synthétisés prennent de plus en plus d’importance. Des rythmes en conserve contagieux qui propulsent des morceaux comme « Brooklyn Bridge », « At the Door » ou « Eternal Summer » faisant référence à New Order ou, pourquoi pas, à la toute première Madonna. « The New Abnormal » fume les égouts et les néons. Mais surtout, « Le nouvel anormal » c’est une honte

Pour

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Et voilà, j’espère que vous avez apprécié cet article cher mélomane
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