Pourquoi est-il important de faire réparer vos appareils électroniques ?

Pourquoi est-il important de faire réparer vos appareils électroniques ?

18 octobre 2021 0 Par Le Caiman

Votre voiture a un problème ? Votre instinct l’amènera probablement à un mécanicien. Mais lorsque quelque chose ne va pas avec votre smartphone ou vos appareils électroniques, un écran cassé ou une batterie épuisée… C’est en priorité l’idée d’en acheter un nouveau qui vous viendra à l’esprit.

En effet, même si notre électronique grand public est désormais aussi vital que nos voitures, l’idée de la réparation de haute technologie n’a pas encore été portée à notre conscience. Des études montrent que lorsque les produits technologiques commencent à montrer des faiblesses, la plupart des gens auront tendance à acheter de nouvelles choses au lieu de réparer les anciennes.

Et vous ?

 

Des réparations secondaires

La réparation est difficile, donc les gens n’y réfléchissent pas.

regrette Nathan Proctor, directeur du U.S. Public Interest Research Group, une organisation de défense des consommateurs :

Et il ne doit pas en être ainsi. Si nous avions tous davantage accès aux pièces, aux instructions et aux outils pour raviver les produits en bout de course, les réparations seraient plus simples et moins chères.

Ce constat est au cœur de la loi sur le « droit à la réparation », un projet de loi combattu par les activistes technologiques et les entreprises depuis près d’une décennie. Récemment, les partisans du droit à la réparation ont remporté deux grandes victoires. En mai, La Commission fédérale du commerce a publié un rapport expliquant comment les entreprises de haute technologie nuisaient à la concurrence en limitant les réparations. Et plus récemment, le président Biden a publié un décret comprenant des directives pour que la FTC impose des limites à la façon dont les fabricants technologiques pourraient restreindre les réparations.

La FTC doit ainsi se réunir prochainement  pour discuter des nouvelles politiques de réparation des appareils électroniques.

 

La législation, précédemment proposée dans une vingtaine d’États et actuellement débattue au niveau fédéral, obligerait les fabricants de produits technologiques et d’appareils électroménagers à fournir les outils, les instructions et les pièces nécessaires pour que chacun puisse entretenir et réparer ses propres objets.

Un grand changement en perspective. Actuellement, les entreprises technologiques ne fournissent des outils de service et des pièces qu’à un réseau de partenaires officiellement approuvés, y compris de grandes marques avec des centres de service tels que Best Buy et un certain nombre d’ateliers de réparation indépendants. Ces partenaires officiels suivent généralement des règles strictes, incluant l’utilisation de pièces d’origine achetées directement auprès du fabricant. De sorte que les coûts pour le client peuvent être plus élevés que les réparations effectuées par des centres de réparation non autorisés.

En rendant les ressources largement disponibles, les centres de réparation non officiels pourraient rivaliser plus facilement pour réduire les coûts. Et cela ferait de la réparation une option plus forte que l’achat d’un nouveau gadget.

 

Les produits technologiques font partie de nos achats de maison les plus chers, et leurs prix ne cessent de grimper. Il n’y a pas si longtemps, le prix d’un smartphone haut de gamme était de 650 euros. Aujourd’hui, les nouveaux téléphones Apple et Samsung commencent à 700 et 800 euros.

Le ménage moyen économiserait alors 330 euros par an s’il réparait ses produits au lieu de les remplacer. Ce qui représenterait plusieurs centaines de millions d’euros à l’échelle nationale.

Prolonger la durée de vie de vos appareils devient dès lors un moyen d’amortir l’énergie, les métaux, les plastiques et le travail humain investis dans la création du produit.

 

Il existe un certain nombre d’obstacles à la réparation d’appareils électroniques grand public.

  • Les réparations de base, comme le remplacement d’un écran cassé ou d’une batterie, ne sont pas simples. Les gadgets modernes sont si fins et associés ensemble que des outils spéciaux sont généralement nécessaires pour les ouvrir. L’achat de vraies pièces n’est pas non plus facile. Vous ne pouvez pas vous rendre sur un site web Apple ou Samsung pour commander un écran ou une batterie de remplacement, par exemple.

  • De nombreux éléments clés des nouveaux iPhones nécessitent des outils logiciels propriétaires. Notamment des appareils photo, des batteries et des écrans, pour terminer le travail.

  • Se rendre dans les magasins de détail Apple et Microsoft et les ateliers de réparation agréés est une option simple. Mais les coûts peuvent être si élevés qu’il peut être plus avantageux d’acheter un nouvel appareil.

Les réparateurs indépendants ont accès aux outils de réparation, aux pièces et aux instructions en s’inscrivant en partenariat avec des entreprises de haute technologie. Beaucoup d’entre eux se retrouvent toutefois découragés par les conditions contractuelles associées.

Parmi les exigences d’Apple par exemple, la collecte des dossiers de service détaillés, intégrant les noms des clients, les numéros de série des produits et les adresses. Des informations qui doivent être fournies à Apple en cas d’audit pour vérifier que les réparations ont été effectuées correctement. Plus contraignant encore, un réparateur résiliant son accord avec Apple doit accepter de continuer à partager ces informations avec l’entreprise pendant deux ans.

A cela s’ajoute aussi la question du prix. Celui des pièces officielles, qui impacte forcément sur le tarif imposé au client. Sur le sujet, Apple s’est refusé à tout commentaire.

 

Apple, Microsoft, Amazon et Google ont en effet contribué aux efforts de lobbying contre l’acte de réparation. L’argument le plus courant étant la sécurité. L’idée que les personnes ayant accès aux outils de réparation et de diagnostic pourraient effectuer des manipulations frauduleuses et voler les données des personnes.

TechNet, un groupe commercial représentant Apple, Google, Amazon et d’autres, a ainsi déclaré que l’ouverture d’une réparation pourrait nuire aux consommateurs.

L’accès à des informations de diagnostic sensibles, des logiciels, des outils et des pièces mettrait en danger la sécurité des appareils grand public et exposerait les consommateurs à un risque de fraude. 

Mais dans son rapport, la FTC elle-même a reconnu que les arguments des fabricants en faveur des restrictions de réparation étaient encore trop légers. Et si tout n’était, une fois de plus, qu’une simple question d’argent ?

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